The Wedding Present @ VIP (Saint Nazaire) – 07 novembre 2017

Ce soir c’est Rock Roll & Remember qui ouvre pour The Wedding Present. RRR est un duo composé de la Tucsonienne Enid et de son mari Eric, qui fût par ailleurs et en d’autres temps batteur de French Cowboy, des Little Rabbits et de la Secte Humaine. Une voix haut perchée et un clavier délivrant des sonorités tout droit venues des années 60-70. Malgré leur enthousiasme et leur bonne humeur, ils auront un peu de mal à séduire le public avec leur univers étrange ou trop décalé. Chacun se fera son avis.

« David Gedge a écrit quelques-unes des plus belles chansons d’amour du rock’n’roll. Ceci est indiscutable ! » Cet éloge est signée du regretté John Peel (journaliste britannique, animateur de radio et disc jockey) , qui comme beaucoup d’entre nous est tombé sous le charme de The Wedding Present. 

Le groupe est actuellement en tournée pour les 30 ans de leur premier album George Best. Oui, il y a des choses qui lorsqu’on les écrit vous font réfléchir : 30 ans déjà…. Seul David Gedge fait partie de la formation initiale. Il est accompagné ce soir de Charles Layton (batterie), Danielle Wadey (basse) et Marcus Kain (guitare).

Entre les chansons, David Gedge échangera avec le public tantôt dans la langue de Shakespeare, tantôt dans celle de Molière. Le set balaye d’abord plusieurs albums avec les titres Once More, Yeah Yeah Yeah Yeah Yeah, The Girl from the DDR, NO, Perfect Blue puis il enchaîne sur George Best en reprenant les titres dans le même ordre que sur l’album Everyone Thinks He Looks Daft, What Did Your Last Servant Die Of?, Don’t Be So Hard, A Million Miles, All This and More, My Favourite Dress, Shatner, Something and Nothing, It’s What You Want That Matters, Give My Love to Kevin, Anyone Can Make a Mistake, You Can’t Moan, Can You ?, et terminera cette heure et demie de live par Bewitched.

L’avantage du rock anglais lorsqu’il est bien fait, est qu’il reste intemporel. Alors oui, bien évidemment, la musique de The Wedding Present nous replonge fin des années 80, avec le style qui va avec, mais cela reste très bon. Et non ! ce n’est pas pour me rassurer que j’écris ces mots, car j’assume mon âge et ma crise de la quarantaine. Mais il faut rendre hommage au talent des artistes qui ce soir sur la scène du VIP, ont réussi à nous faire voyager dans le temps et nous faire apprécier de nouveau cet album qui n’a pas pris une ride.

 

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